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Tortya
(Cliquer sur la carte pour agrandir...)
Il était une fois dans le centre de la Côte d'Ivoire, en 1947, une région inhabitée
à 30 kms de la plus proche piste carrossable où le responsable de prospection
de la société minière SAREMCI découvrit un important gisement diamantifère.
Le roman de J. STEINBECK " Tortilla flat ", qu'il lisait alors lui servit de patronyme
à ce lieu non-dit. Ainsi naquit TORTYA !
Depuis le transport de gravier à tête d'homme, jusqu'aux engins modernes et
motorisés, la société passera progressivement des voitures à bras aux Jeeps,
puis aux camions bennes.
Le lavage commencé à "main de femme" aboutira, quatre ans plus tard au traitement
par une importante usine mécanisée, installée dans la boucle du BOU.
(Affluent du BANDAMA)
La centrale est encore visible aujourd'hui. Mais un sous cavage manuel intensif a
aspiré progressivement l'usine dans le sol
A la "belle époque", l'unité traitait, annuellement plus d'un million de m3 de terre
d'extraction, produisant 150 à 200.000 carats de diamant. (1 carat = 0.20 gr)
La SAREMCI cessa son activité en 1974, laissant des réserves minières suffisamment
importantes pour que, jusqu'à ce jour, le gouvernement Ivoirien puisse octroyer les droits
d'exploitation de parcelles à des particuliers.
Aujourd'hui les camions bennes ont à nouveau fait place au portage à bras. Triste mais
réel retour de la nature humaine.
La plupart des diamants extraits dans cette région sont de joaillerie, mais petits.
(8 à 10 pierres par carat)
Les gisements sont concentrés dans des zones peu profondes (2 à 10 mètres)
sur quelques centaines d'hectares. Le survol de la zone d'extraction offre un
paysage "lunaire"! Des trous partout !
Si l'on creuse des trous à TORTYA, le reste de la région est interdite à l'extraction
de gravier. C'est un gros problème pour la confection du béton nécessaire à l'édification
d'usine. TORTYA est le seul site capable, après autorisation, de fournir les granulats aux
bâtisseurs.
Ce qui fait dire que les ouvrages en béton de l'usine de coton de DIANRA, voisine,
renferment des diamants.
Un ex-prospecteur de la SAREMCI, Marius SAUVADE, aidé par sa femme ADJOUA,
tenta l'aventure et se lança dans l'extraction. Après de cuisants déboires
(le diamant rend fou), mais bien décidé à rester dans ce pays qu'il aime et dans cette
région qui a été toute sa raison d'être, MARIUS entreprend d'aménager l'ancien site du
cercle des cadres de la SAREMCI .
Ainsi naît le campement d'accueil "LA PAILLOTE"
Une des maximes de MARIUS : Mettre le diamant au service de l'agriculture. MARIUS sait
que l'extraction du diamant aura, forcement, une fin !
Il va remettre en culture, maraîchère et vivrières, les terres bouleversées par les travaux
miniers. Le campement de MARIUS, s'il est fréquenté par quelques touristes, accueille
aussi des acheteurs de diamants. Cette mixité donne une authenticité à ce campement.
Une visite de quelques jours s'impose, l'atmosphère y est particulière avec ce coté western.
Si vous entendez quelques coups de feu, on vous répondra que "c'est l'Harmattan qui passe".
Les promenades en pirogue, sur le fleuve BOU peuplé d'hippopotames, vous ferons
découvrir toute une vie inattendue "Chercheurs d'or clandestins, Distilleries clandestines
d'alcool etc."
Vous pourrez vous même, chercher des diamants au campement de SOVADOUGOU !
Prenez le temps de visiter cette région.
Où descendre ? Evidemment... à la PAILLOTE
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